While meandering through Marais I recalled a passage from an author I hold dear – Émile Zola. This passage was also used by the art historian Victor Ieronim Stoichiţă, whom I hold just as dear, to illustrate his theory of the “filtered view”. It's namely that certain kind of view filled with a curiosity bordering on the pathological, the view of the voyeur obstinately striving to pierce through any obstacle that might intercede between himself and the object of his desire. Thus, in Marais I saw myself obliged to sharpen my sight, letting that special view pierce through lush foliage, forbidding fences, glimmering waters, tree trunks pulled so close together that only thin slivers of light could shine through, and, above all, this contre-jour light, which I turned into a filter of my own, enhancing thus my voyeuristic desire.
Here is Zola's exquisite text from the novel Nana:
"Tous, silencieusement, regardèrent le fourré énorme qui bouchait la grille. Puis, dans le petit chemin, ils suivirent la muraille du parc, levant les yeux pour admirer les arbres, dont les branches hautes débordaient en une voûte épaisse de verdure. Au bout de trois minutes, ils se trouvèrent devant une nouvelle grille ; celle-là laissait voir une large pelouse où deux chênes séculaires faisaient des nappes d’ombre ; et, trois minutes plus loin, une autre grille encore déroula devant eux une avenue immense, un couloir de ténèbres, au fond duquel le soleil mettait la tache vive d’une étoile. Un étonnement, d’abord silencieux, leur tirait peu à peu des exclamations. Ils avaient bien essayé de blaguer, avec une pointe d’envie ; mais, décidément, ça les empoignait. Quelle force, cette Irma ! C’est ça qui donnait une crâne idée de la femme ! Les arbres continuaient, et sans cesse revenaient des manteaux de lierre coulant sur le mur, des toits de pavillon qui dépassaient, des rideaux de peupliers qui succédaient à des masses profondes d’ormes et de trembles. Ça ne finirait donc pas ? Ces dames auraient voulu voir l’habitation, lasses de toujours tourner, sans apercevoir autre chose, à chaque échappée, que des enfoncements de feuillage. Elles prenaient les barreaux des deux mains, appuyant le visage contre le fer. Une sensation de respect les envahissait, tenues de la sorte à distance, rêvant du château invisible dans cette immensité. Bientôt, ne marchant jamais, elles éprouvèrent une fatigue. Et la muraille ne cessait point ; à tous les coudes du petit chemin désert, la même ligne de pierres grises s’allongeait. Quelques-unes, désespérant d’arriver au bout, parlaient de revenir en arrière. Mais, plus la course les brisait, et plus elles devenaient respectueuses, emplies davantage à chaque pas de la tranquille et royale majesté de ce domaine."










